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Hopital de Tinghir: situation désastreuse
Sujet : affiche Date: 7/8/2009

Dimanche 2 aout 2009
La petite fille se plaignait de maux de ventre et de température élévée: il faut dire qu'avec tout ce qu'elle avait ingurgité, entre tazarine, atil, les boissons trop sucrées, de l'eau qui, malheureusement, n'est pas toujours potable ni bonne à boire, tout ce mélange ne pouvait que provoquer des douleurs pour un aussi petit organisme.Je décide alors de l'emmener aux services des urgences de l'Hopital de Tinghir.
Dimanche, moins d'activités, moins de personnel, et c'est normal, chacun a aussi droit à son repos dominical.
Il était presque 9 heures de matin quand on est arrivé. Une foule de patients, de malades, était déjà en attente: des femmes "iboubane" leurs petits sur leur dos, des vieux et moins vieux, tous souffrent de quelques chose et sont là pour trouver reméde à leur souffrance.L'hopital semble entrer dans une hébernation longue malgré un semblant d'effervescence:
Un cabinet de medecin ouvert aux consultations, devant lequel se bousculent les malades, certains ne respectant pas l'ordre d'arrivée,
une chambre sur la porte de laquelle est marqué "services des urgences", qui ne contient qu'un lit occupé par un vieux monsieur entrouré par sa famille et qui attendait, je dirais, un miracle
une autre chambre au fond du couloir avec un lit sur lequel était allongée une dame
Combien était tout ce beau monde: 30 à 40 personnes étaient là
En face, un médecin, un "infirmier ou aide soignant" vétu d'une blouse verte pour tout. A chacune de ses apparitions, il est sollicité de par tout, certains semble le connaitre et espèrent une faveur, d'autre, en vain, essaient de lui expliquer que leur situation était urgente, des bébés et enfants qui "tombent" la tete, des femmes qui sont dans une suffrance que je ne peux décrire,
Quand arrive mon tour, j'explique à l'infirmier ce dont souffrait la petite: maux au ventre, mal de tete, "skhana", elle l'emmena dans un coin de la chambre au fond du couloir, lui prend la température: 38°6, "C'est grave docteur?"
Attendez-moi ici, je vais en parler au (vrai) médecin. Je prends ma place devant le cabinet du docteur. Arrive un monsieur qui semble connaitre le médecin, demande aux gens s'il pouvait juste glisser un petit mot à ce dernier "adasse inire rir yane ouaouale", nous dit-il. Gentils, les gens le laisse faire.
5 minutes plut tard, le médecin (une doctoresse) sort et ferme son cabinet, il devait être 11h30, je pensais qu'elle allait prendre "sa pause" ou déjeuner.
Excusez-moi docteur, c'est fermé ou doit-on attendre? j'étais la seule à lui poser la question, elle me regarde d'un air et de réponse je n'en avais pas. elle s'eclipsa dans un dédale de couloirs
Choquée, je décide de la suivre pour savoir si je devais espérer son retour ou pas.
Qu'elle ne fut ma surprise quand je l'apperçus dans une chambre avec le monsieur qui était venu lui "glisser un petit mot" et d'autre personnes, sur un lit était allongé un jeune homme "bien portant" et qui avait un pansement au dessus de l'arcade.
J'ai "gueulé" contre le médecin, surtout contre sa non réponse, son air de dédain, le fait qu'elle ait laissé les malades qui attendaient devant son cabinet et qui eux souffraient.
Du changement il doit y avoir dans le comportement du personnel, une meilleure prise en compte des souffrances, un respect des malades, un vrai service des urgences, bref, espérons...




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