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affiche : les oubliés de l’histoire : Résistants déportés
Posté par Visiteur le 29/8/2006 9:45:48
(81 lecture(s))

Hommage . À l’occasion du 62e anniversaire de la libération de Paris et de l’hommage aux résistants étrangers, premier regard

sur deux résistants « français » oubliés.


Hier, dans le cadre de la commémoration du 62e anniversaire de la libération de Paris, Bertrand Delanoë a tenu à rendre un hommage particulier aux résistants étrangers et aux soldats des anciennes colonies françaises qui se sont battus pour la liberté. Une initiative originale avec laquelle le travail de Génériques, organisme de recherches et de création culturelle sur l’histoire et la mémoire de l’immigration en France, prend un relief particulier. Linda Amiri, chargée de mission à Génériques et doctorante à l’Institut d’études politiques de Paris, révèle ses recherches inédites sur Mohamed Lakhdar-Toumi et Salah Bouchafa, deux résistants communistes déportés.

« Mohamed Lakhdar-Toumi et Salah Bouchafa, explique-t-elle, ne se connaissaient peut-être pas, mais tous deux étaient originaires d’Algérie et immigrèrent en France durant l’entre-deux-guerres. Loin de la violence du système colonial, ils découvrent une métropole où les valeurs républicaines ont un sens, et ils adhèrent aux thèses marxistes qui prônent la lutte contre le colonialisme. Si Salah Bouchafa opte pour la section coloniale du PCF et milite aux côtés d’Abdelkader Hadj Ali, Lamine Senghor ou Nguyen Ai Quoc (le futur Hô Chi Minh), Mohamed Lakhdar-Toumi reste fidèle aux Jeunesses communistes.

Salah Bouchafa, né le 21 décembre 1903 au douar Harbil (département de Constantine), milite également pour l’indépendance du Maghreb. En 1926, il est l’un des membres fondateurs de l’Étoile nord-africaine, le premier parti nationaliste algérien, puis, en 1930, gérant du journal le Réveil colonial publié en arabe. Il devient, cette même année, permanent à la section coloniale du PCF. En 1931, l’année de l’exposition coloniale, il est responsable de la section nord-africaine de la Confédération générale du travail unitaire (CGTU) pour les questions coloniales. On le retrouve en 1937 à la tête de la Ligue de défense des musulmans nord-africains. Il décide d’entrer en résistance dès le début de 1941, mais en juin, il est arrêté par la police de Vichy à Clichy-la-Garenne où il réside. Interné au camp de Compiègne, il est déporté le 23 janvier 1943 au camp de concentration de Sachsenhausen : matricule 59101. Le 14 juillet 1944, il rejoint les damnés du camp de Dachau. Il y meurt le 6 avril 1945. En 1948, la mention "mort pour la France" lui est accordée, mais ce n’est qu’en 1987 que la mention "mort en déportation" lui fut reconnue. Clichy-la-Garenne grava son nom sur le monument aux victimes de la Deuxième Guerre mondiale. Les autorités donnèrent son nom à un foyer de travailleurs algériens rue Lecomte, dans le 15e arrondissement. »

« Mohamed Lakhdar-Toumi a un parcours politique différent, précise Linda Amiri. Né le 12 avril 1914 à Tiaret (département d’Oran) en Algérie, il milite aux J C avant d’immigrer en France en 1936. Rectificateur de profession, il est marié avec une Française et habite 11, rue Joseph-de-Maistre à Paris. Inscrit au syndicat des métaux en 1937, il est toujours militant des JC. Dès la fin de 1940, il se rapproche de deux de ses camarades français, membres du PCF clandestin. En juin 1941, il intègre l’organisation spéciale du Parti chargée d’organiser des sabotages contre l’occupant. L’usine Lavalette de Saint-Ouen où il est ouvrier consacre la majorité de sa production à l’Allemagne nazie. Avec deux de ses collègues, il en détruit le transformateur. Pour éviter les représailles, il entre alors dans la clandestinité, puis intègre les premiers groupes de Francs tireurs et partisans français (FTPF) de Paris rive droite. Le 1er août 1942, avec d’autres FTPF, il protège la "manifestation patriotique" de la rue Daguerre à laquelle participe Lise Ricol. Mais, le 30 janvier 1943, Mohamed Lakhdar-Toumi est arrêté par la Gestapo à Joinville-le-Pont, torturé, emprisonné à Fresnes, avant d’être, non pas fusillé, comme certains historiens ont pu l’écrire, mais déporté, le 12 juillet 1943, au camp de concentration de Natzweiller-Struthof. Envoyé à Dachau, le 5 septembre 1944, il en sera l’un des rares rescapés. Le statut de sergent des Forces françaises de l’intérieur lui fut reconnu. Mais il préfère repartir en Algérie, reprendre le combat pour la liberté et participer au soulèvement de la Toussaint rouge de novembre 1954. Arrêté par les militaires, il sera interné jusqu’en 1961. Dans l’Algérie indépendante, il devient syndicaliste au sein de l’Union générale des travailleurs algériens. Ce n’est qu’à la fin de sa vie, au début des années quatre-vingt, qu’il se préoccupera de faire reconnaître par les autorités françaises son statut de résistant déporté. »

Il y a eu bien d’autres résistants issus des anciennes colonies. Le travail de recherche se poursuit aujourd’hui pour les faire sortir de l’ombre.

Propos recueillis par Émilie Rive

 
 
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