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Tinghir : Et un journal de moins...
Posté par ayour le 20/10/2005 14:41:23
(127 lecture(s))

Tinghir « Ici et maintenant » est l'unique journal local à Ouarzazate. Le 23 juin dernier, ses locaux ont pris feu.
Tout a commencé par une lettre signée par un agent de la commune de Msemri, dans la région de Ouarzazate, et envoyée au ministère de la Justice. Le nom de Brahim Filali est cité et on l'accuse de détenir des dossiers touchant aux institutions du pays ainsi qu'à l'intégrité territoriale. « Une lettre qui m'a valu d'être arrêté dans la rue par le chef de la Brigade de la gendarmerie de Msemrir. Il m'a emmené dans son bureau et m'a signifié que la brigade judiciaire de Ouarzazate me convoquait pour que je m'explique quant à l'affaire du fameux dossier. J'ai refusé car je n'avais reçu aucune convocation d'aucun service de police et je suis reparti ». Le lendemain, la même scène se répète avec le chef de la Brigade, mais cette fois dans la rue, et Brahim Filali refuse, une fois encore, de se rendre à Ouarzazate.

Licencié en sociologie en 1993, Brahim Filali n'a pas pu poursuivre ses études et il se contente de travailler comme receveur à la régie du transport urbain d'Agadir. En 1999, il quitte les bus et travaille dans le domaine des pneumatiques avant de fonder sa propre entreprise en 2000 à Tinghir. La famille étant à l'abri du besoin, il décide que tant d'années d'études ne pourront pas partir en fumée et il crée, en 2004, son propre journal local « Ici et maintenant » un bimensuel bilingue, français - arabe. « C'est une expérience individuelle qui vise à mêler les informations locales avec une approche sociologique. C'est le seul journal à Ouarzazate puisqu'il ne dépend ni de l'Etat ni d'un parti ni d'une association, et qu'il est autofinancé. C'est clair que ça dérange ceux qui profitent de la situation de la région, de la peur et de l'ignorance ».

Des dossiers « sensibles »

Brahim Filali dérange beaucoup. Parmi les dossiers traités, la falsification des documents, le vol et l'arnaque dans les communes rurales de Msemrir et Taghzoute-Tinghir, l'agressivité et la violence des policiers envers les gens à Tinghir et les dossiers des mines d'Imini à Ouarzazate.
Brahim Filali n'est pas aimé et le président de la Commune rurale de Msemrir le lui fait bien sentir un jour de février 2004 en l'expulsant de la salle lors d'une séance publique. « A Ouarzazate comme à Tinghir ou à Midelt, élus, syndicalistes et autorités locales ont commencé à faire circuler la rumeur selon laquelle le journal était financé par des étrangers ainsi que par la mafia du haschisch… Sans parler des lettres de menace que j'ai reçues dès la parution du troisième numéro d'"Ici et maintenant" ».
Toujours est-il que le 23 juin dernier, et alors qu'il revenait de chez ses parents chez qui il avait passé la nuit, Brahim Filali trouvera son bureau incendié. « La porte a été défoncée et tout le local a été brûlé. J'ai perdu mes dossiers, mes livres et mes journaux ». Il décide de porter plainte sans attendre à la gendarmerie de Msemrir. Dans les locaux, il est accueilli par le chef de la Brigade. « Pendant que je déposais ma plainte, celui-ci m'a dit : Il y a des gens qui sont venus chez moi pour me dire que tu étais athée. Je lui ai répondu que cela ne le regardait pas et que mon problème pour l'instant était de savoir qui avait incendié le journal ».
Aujourd'hui, la plainte est déposée et Brahim attend que cette affaire soit élucidée. Quant aux coupables, il a sa déjà sa petite idée : « Au gendarme qui m'a demandé si j'avais des soupçons, j'ai dit que j'accusais l'autorité et la mafia locale ainsi que ceux qui profitent de la misère, de l'ignorance, de la marginalisation, du sous-développement de cette région et qui n'aiment pas qu'on les dénonce ».

 
 
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