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affiche : ETRE RETRAITE A TAMAZIRT
Posté par admin3 le 26/5/2019 15:59:30
(49 lecture(s))

ETRE RETRAITE A TAMAZIRT
Retourner au bled ou rester en France, that is the question. C’est la question qui s’est imposée aux chibanis marocains l’âge de la retraite atteint. Certains ont continué à vivre en France, souvent dans une solitude à casser les rochers, préférant jouer les prolongations de leur vie qu’ils avaient au temps de l’activité.
Mohamed ECHAOUI

Pour d’autre, la retraite était synonyme de retour au pays d’origine, ce retour qui était le rêve de tous quand ils débarquèrent en France il y’a de cela quelques décennies. Ce choix est fait par ceux qui avaient laissé femmes et enfants au bled et qui n’aspirent qu’à finir leurs jours auprès des leurs. Ils repartent au bled sans pour autant couper les ponts avec le pays d’accueil, dont ils ont appris beaucoup de choses malgré les conditions de vie et qui les a façonnés d’une certaine manière.
Se réinsérer dans la société dont on était absent pendant de longues années ne va pas de soi et n’est pas acquis d’avance. Et le premier combat, et on peut parler de combat, il faut le livrer au sein de sa propre famille, face à sa propre femme et ses propres enfants. Pendant son absence dans le pays d’accueil, l’épouse du chibanis avait pris les rênes du pouvoir de la famille surtout si les enfants étaient encore en bas âges. C’est elle qui gère l’argent que son mai lui envoie, commande à tout et décide tout toute seule. Elle gâte aussi les enfants en leur donnant de l’argent à gogo. Ceux-ci grandissent sans la présence du père, sous l’aile protectrice de la maman. Ils aspirent prendre la place du père dans la gestion des affaires familiales, s’accaparent l’argent transféré et prennent en charge les dépenses de la famille, souvent avec la bénédiction de la maman mais parfois contre la volonté de celle-ci. Ils dépensent sans compter, certains dilapident carrément les économies du père. Certains n’ont jamais travaillé à l’âge de 30 ans, et pourquoi le faire puisqu’ils disposaient de la manne financière du papa tout en délaissant l’école et la formation.
Le retour du Chibanis (idad ochibane, youmzd lantrite) au sein de sa famille remet en cause toute une organisation et bouscule la hiérarchie du pouvoir et les avantages des uns et des autres. Le chibani se conduit parfois en vrai dictateur et enfile le costume de l’Avare, pire que celui de Molière. Il veut régir la vie quotidienne de chaque membre. Habitué à se lever tôt pour aller au travail, il garde cette habitude et l’impose à tous. Il confisque les prérogatives de son épouse ne lui laissant que le côté ménage. Il récupère la gestion financière de ses économies des mains de ses enfants auxquels il reproche de dilapider le fruit de la sueur de son front. Certains cas aboutissent à des situations dramatiques comme celles des enfants qui en viennent à se battre avec leur père qui les chasse du foyer familial.
Cette difficulté à s’imposer au sein de la famille poussent les chibanis retraités à garder carte séjour et passeport toujours valides et à repartir en France tous les 2 ou 3 mois pour « respirer », ils disent « adafr imih nraht ».
D’autres chibanis vivent leur retraite en bonne entente avec la femme et les enfants, contents de retrouver leur père. Celui-ci les aide à concrétiser des projets ou à créer de petites structures économiques comme Cafés – Restaurants, commerces de proximité, etc…
Vous avez dit Retraite à Tamazirt !

Mohamed ECHAOUI

 
 
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