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Tinghir : Enfants du Tinghir : Abdellah Bouanou
Posté par Visiteur le 2/3/2011 14:36:54
(1215 lecture(s))

Tinghir Portrait :
Abdellah Bouanou, député PJD, membre de la Commission de l’intérieur

Médecin doublé d’un politique professionnel, Il crée en 1999 la Fédération de la santé, affiliée à l’UNTM. En 2002, son parti le présente aux élections législatives et il décroche son premier mandat.

Abdellah Bouanou est ce qu’on pourrait appeler «Monsieur Intérieur» du PJD. La Charte communale, les textes électoraux, le découpage électoral…, aucun texte qui concerne de près ou de loin les collectivités locales n’a de secret pour lui et même le Code de la route est passé entre ses mains, puisqu’il est membre de la très convoitée Commission de l’intérieur, des infrastructures et de la décentralisation à la première Chambre du Parlement. Ce médecin de formation est devenu, à force de décortiquer les textes, mais aussi par de longues années de pratique, une référence en la matière pour ses collègues, élus du PJD. Député, conseiller communal, cadre syndical et militant associatif, Abdellah Bouanou est le parfait exemple du militant engagé. Enfant déjà, il a été imprégné par le discours du mouvement islamiste qui commençait à percer dans la ville de Ksar El Kébir, où son grand-père a décidé de s’installer au début du siècle dernier après un long périple depuis son Tinghir d’origine, près de Ouarzazate. Bouanou voit donc le jour à Ksar El Kébir en 1965. «Je suis né le 14 février, jour de la fête des amoureux», précise-t-il avec ironie. Alors jeune lycéen, issu d’une famille d’agriculteurs reconvertis dans le commerce, il a été approché, en 1983, par les membres de l’Association islamique dirigée alors par un certain Ahmed Raïssouni, qui allait présider, plus tard, ce qui deviendra le Mouvement unicité et réforme (MUR). L’association s’intéressait plus particulièrement aux élèves brillants de cette ville du nord du Maroc, aujourd’hui gérée par le PJD. «Nous étions un groupe restreint d’élèves, trié sur le volet. L’association organisait des fêtes à notre honneur, nous offrait des prix pour nous encourager dans nos études et nous invitait à participer à ses différentes manifestations», se rappelle Abdellah Bouanou dont l’un des frères fréquentait déjà l’association avant lui. Après cette première initiation, la voie de ce membre d’une fratrie de neuf enfants était toute tracée. Pendant ses dernières années du lycée, déjà jeune membre actif de l’association, il fréquentait de temps à autre les campus universitaires de Rabat et plus particulièrement celui récemment créé de Tétouan. Nous sommes en 1984-1985. A l’université, le mouvement islamiste commence à imposer ses marques et à l’extérieur de l’enceinte universitaire le calme s’installe après les tragiques événements qui ont touché Tétouan comme plusieurs autres villes du Nord.

Du syndicalisme, il passe à l’action politique

Une fois à la Faculté de médecine de Rabat, après son Bac en 1986, il s’est tout naturellement retrouvé au-devant de la branche estudiantine de la mouvance islamiste. Cet engagement lui a coûté une année d’études, mais il se ressaisira. L’Association islamique est devenue entre-temps l’Alliance du futur islamique après avoir fusionné avec quatre autres mouvements et groupes islamistes dont celui d’un certain Mustapha Ramid à Casablanca. L’Alliance, elle-même, deviendra plus tard le MUR, actuelle matrice du PJD. Bouanou prend son envol à mesure que la mouvance islamiste assoit sa mainmise sur le syndicat estudiantin, l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM). Parallèlement à ses études à Rabat, il fait la tournée des universités du pays pour encadrer les débats et prêter main forte à l’aile islamiste devenue avec le temps hégémonique à l’UNEM. Et du syndicat estudiantin, c’est tout naturellement qu’il passe à l’Union nationale du travail au Maroc, UNTM, bras syndical du PJD, dont il est toujours membre du conseil national. Il a d’ailleurs été à l’origine de la création, en 1999, de la Fédération de la santé affiliée à l’UNTM. Toutefois, depuis 2003, il a décidé de réduire au strict minimum son activité syndicale pour se consacrer entièrement à sa carrière politique, nettement plus valorisante. Il est néanmoins membre, depuis 2004, du conseil national de l’UNTM.
Pendant les premières années de sa carrière professionnelle, il est affecté à Guelmim où il fait également son entrée au PJD dès sa création, en 1996, bien qu’il n’ait pas pu assister au congrès constitutif. «C’est le seul rendez-vous important du parti que j’ai raté pendant toute ma carrière de militant», se console-t-il. Après Guelmim, il part à Meknès, pour y faire son stage de médecin interne. En 1993, il se marie avec une collègue médecin, qui lui donnera quatre enfants, et décide de s’installer définitivement dans la ville ismaélienne. C’est aussi Meknès qui lui donne son siège parlementaire et, ensuite, son mandat de conseiller local. En 1997, Bouanou fait campagne pour le candidat PJD de la ville.
«Ce sont les autres qui m’ont proposé…»
Cinq ans plus tard, le parti décide d’en faire un de ses étendards. «Je ne me suis pas présenté, j’ai été choisi comme candidat», rectifie-t-il. Bouanou ayant déjà été membre actif du secrétariat local du PJD, des années avant de prendre la tête de l’antenne régionale du parti en 2008, c’est sans surprise que les militants de la ville ont trouvé en lui le candidat idéal. «Il est vrai que j’avais cette ambition d’entrer au Parlement, mais je ne savais pas que j’allais être choisi. J’ai été invité à me porter candidat par les militants, la commission des candidatures a validé ce choix et le secrétariat général m’a donné son accréditation. C’est comme cela que ça se passe au PJD», explique-il. Rassuré par cette première victoire, il tente de nouveau l’épreuve des urnes. Il se présente en effet aux communales de 2003 qu’il remporte sans grande difficulté. «J’ai été classé deuxième en nombre de voix», précise-t-il. La ville étant, en effet, devenue un fief du PJD qui l’a dirigée pendant un temps en la personne d’Aboubaker Belkoura. Mais cette réussite, Bouanou la doit également à une certaine expertise dans la gestion des campagnes électorales. En 1992, déjà, il faisait campagne pour l’un de ses frères candidat aux communales à Ksar El Kébir.
Après son premier mandat de député, en 2002, il rempile en 2007, avec le même succès. Depuis 2002, Abdellah Bouanou est membre de la Commission de l’intérieur. N’étant pas juriste de formation, il n’en tire pas moins son épingle du jeu. «J’ai été obligé de me mettre à niveau en me formant sur le tas et en suivant différentes formations encadrées par le parti». Quand on veut…

Tahar Abou El Farah. La Vie éco
www.lavieeco.com

 
 
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