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/  tinghir: l'attaque mortelle des serpents et le desaroi sanit
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ilguane tinghir: l'attaque mortelle des serpents et le desaroi sanit




Inscrit le : 23/5/2003
Envois : 26
De : paris


La morsure de serpent est la conséquence de la rencontre d'un homme avec un serpent. Les activités économiques et les occupations du premier, l'écologie et les comportements du second permettent d'expliquer cette rencontre. L'homme, en modifiant l'environnement, favorise le développement de certaines populations animales qui échappent à la plupart des contrôles naturels. Ainsi, la distribution spatio-temporelle des serpents n'est pas aléatoire. Quelques biotopes constituent un milieu attractif et la densité de certaines espèces peut y devenir élevée. Certains comportements conduisent les ophidiens à se rapprocher accidentellement de l'homme. Réciproquement, les activités humaines peuvent favoriser les contacts inopportuns.
A Tinghir, le nombre exhaustif des cas de MES reste méconnu mais les échos de longue haleine permettent d'avancer que cette région du sud du pays marocain est plus touchée par les MES du fait de l'abondance des reptiles et les envenimés et les inoffensifs.
La gravité des envenimations est difficile à apprécier en raison de l'absence de statistiques fiables.
Une situation dûe à «l'écologie des espèces, l'anthropisation du milieu et la rareté des ressources en eau» comme l'affirme l'étude faite par le Centre Marocain Anti Poison. La même étude donne un aperçu de l'inventaire des espèces ophidienne au Maroc et qui montre deux familles venimeuses de serpents: les Elapidae et les Viperidae qui comprend 7 espèces. Elle rapporte également que la morsure par ces deux familles engendrent deux syndromes: le syndrome vipérin qui cause une inflammation clinique et biologique, accompagnée parfois d'une hypotension ou d'un état de choc et d'hémorragie, et d'un syndrome cobraique qui peut entrainer des paralysies rapides de certains muscles du corps ou encore une paralysie respiratoire.

Le venin de cette vipère est hautement actif et cytotoxique. Une seule morsure peut tuer un homme. Son venin est considéré comme étant cinq fois plus toxique que celui du cobra.

Dans le contexte la ville de tinghir, les envenimations peuvent être très graves, voire mortelles en cas de prise en charge tardive. Le CAPM recommande de recourir aux services d'urgence médicale et déconseille les soins préliminaires conventionnels tels le bandage de la partie infectée, la saignée, l'extraction du venin par succion ou par brûlure, ainsi que l'utilisation de produits chimiques et d'herbes médicinales sur la plaie.
Ainsi, aujourd’hui, au centre hospitalier de Tinghir, les victimes ne peuvent pas être soignées du fait d’un manque d’antivenins et d’un personnel médical non sensibilisé. Pourtant, les complications cliniques peuvent être très graves, voire fatales. Une morsure de cobra ou de la vipère peut conduire à la mort par asphyxie – due à une paralysie respiratoire – dans les 6h suivant l’accident.
L’année dernière dans toutes les ragions de la province de Tinghir, le nombre d’accidents est considérable et constituent un important problème de santé publique, négligé par les autorités sanitaires.
A chaque attaque du reptile, la victime est conduite à l’hôpital provinciale ou on se contente de demander aux familles de victime de faire intervenir à leur frais une ambulance car le patient est intraitable sur place faute de moyens médicamenteux et du personnels, et que la seule issue est de l’orienté vers l’hôpital MOULAY ALI CHRIF sue la ville d’Errachidia à environ 140km de Tinghir sur une route dont la composition du trafic est chargée.
Compte tenu de la difficulté d’accès aux centres de santé, les familles pauvres et démunies ont un recours fréquent à la médecine traditionnelle qui est déconseillé de nos jours vu la gravité du venin et ses répercutions tragiques sur le corps humain.

Image réelle d’un patient Tinghirien mordu arrivé à l’hôpital Moulay Ali chérif après une orientation du chu de Tinghir.
C'est dans ce tableau inquiétant que s'installe insidieusement le syndrome hémorragique.


Parmi les espèces observées à Tinghir et plus dangereuses, deux types de venins peuvent être opposés : celui des cobras, qui est neurotoxique, et celui des vipères qui est hémorragique et nécrosant. Autrement dit, le premier « provoque une paralysie respiratoire, qui peut conduire à la mort par asphyxie entre 1 et 6h ». Le second « entraîne des œdèmes et des nécroses des membres ainsi qu’une hémorragie qui peut s’avérer fatale en quelques jours ». Le seul traitement efficace demeure l’injection d’antivenin par voie veineuse le plus rapidement possible après la morsure, afin de neutraliser la substance toxique.
Cobra connu sous le non de bousseka.
Or la disponibilité de ces produits est aujourd’hui introuvable au centre de sante de cette province : aucun cas des envenimations n’est traité. Compte tenu du manque de données jusqu’ici, le problème demeurait sous-estimé par les autorités sanitaires. Par ailleurs, le coût élevé de ces remèdes et leur courte durée de vie – 3 à 5 ans – a découragé les approvisionnements de l’hôpital de la région de Tinghir dont le nombre d’habitant apprivoisent les 100 000 individus.
Ces situations ont également permis de pointer du doigt les conditions les plus propices aux accidents : 95% des morsures surviennent en milieu rural, tout particulièrement dans les plantations. Les personnes qui encourent le plus de risque sont donc les travailleurs agricoles.
En somme, devant la marginalisation de notre ville de Tinghir par notre gouvernement centrique, gouvernement des ragions du centre uniquement comme les prédécesseurs, devant le constat alarmant de l’état et le contenu de l’hôpital provinciale -qui ne mérite pas cette appellation car une morgue et plus digne pour un être humain que ce centre de santé-, les attaques de serpent sur les villageois restent- et je minimise les mots- le billet de la mort certaine sauf exception.
»31/3/2013 18:19 Profil